Une alimentation saine pour nos enfants

Sortie le 5/11/2008 du film : "NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT". Film documentaire édifiant. Pour visionner la bande annonce, cliquez sur le lien suivant :  http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

Voici quelques nouvelles du Grenelle de l’environnement et santé : ce n’est qu’un début ; adopté à la quasi-unanimité des députés le 21 octobre dernier, le texte de loi relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement :

Réduction des pesticides et promotion de l’agriculture biologique L’article 28 prévoit que l’agriculture biologique atteigne 6% des surfaces agricoles utiles en 2012 – pourcentage déjà atteint en Autriche, Finlande, Grèce, Italie, Portugal, République Tchèque, Slovénie, Suède – et 20 % en 2020. Les crédits d’impôts annoncés par la loi ne suffiront évidemment pas à atteindre ces objectifs, et il faudra veiller à ce que les critères de qualité de l’agriculture biologique ne soient pas revus à la baisse.

Cet article prévoit de retirer du marché «les produits phytopharmaceutiques contenant les quarante substances les plus préoccupantes en fonction de leur substituabilité». La loi invite également à la diffusion de méthodes alternatives «sous réserve de leur mise au point », et à la promotion de «pratiques agricoles durables» sans nullement définir ces pratiques. Or, comme l’a souligné le cancérologue Pr. BELPOMME, Président de l’ARTAC, dans un article paru en mai 2008 dans la revue Politique et parlementaire(4) : «Sur le millier de substances actives qui étaient présentes sur le marché communautaire au début des années 90, plus de 600 sont désormais interdites ou en voie de l’être, alors que fin 2003, environ 450 substances avaient déjà été retirées du marché. Il en est de même du réexamen des pesticides inscrits aux annexes 2 et 3 de ladite directive [91/414/CE] : sur les 148 substances concernées, 116 ont été retirées du marché et seulement 31 inscrite à l’annexe 1.». Au regard des dispositions européennes, les hypothétiques avancées françaises semblent bien modestes... L’article 33 annonce aussi «l’interdiction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et biocides contenant [des] substances [extrêmement préoccupantes pour la santé] pour les usages non professionnels ainsi que dans les lieux publics, sauf dérogation exceptionnelle» Quelles circonstances particulières pourront encore justifier l’usage de tels produits par des particuliers ou dans des lieux potentiellement fréquentés par des enfants et des femmes enceintes, dont on ne cesse de souligner la grande vulnérabilité ? Cela n’est pas précisé pour l’instant...

Issu de la Newsletter Appel de Paris n°26 - Novembre 2008